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L'élève réfugié

Pistes d’application de stratégies en sciences
pour l’apprentissage et l’inclusion
d’élèves de la 4e à la 6e année

en situation de grand retard scolaire

Préparation à l’arrivée de l’élève

1. Je développe mes connaissances de la clientèle (vécu de réfugié, résilience, etc.).

 

 

Pour des questions à se poser pour choisir le soutien approprié à l’élève en situation de grand retard scolaire, cliquez ICI.

A. Je me familiarise avec les étapes à suivre pour l’accueil et la formation d’un élève réfugié.

Pour les points clés à considérer dans le vécu d’un élève réfugié, cliquez ICI.

B. Je tiens compte des comportements gagnants pour établir des liens de confiance avec l’enfant. Cliquez ICI.

C. Je lis la section ou des parties de la section La personne réfugiée.

D. Je m’informe sur la résilience, la résilience scolaire et les Adaptations à la vie scolaire pour m’aider dans mon rôle de soutien à l’élève comme enseignant.

E. Je réfléchis à mon rôle d’enseignant de français ou d’études sociales dans l’apprentissage de la langue de scolarisation.

Pour s’informer sur les considérations liées à l’accueil des élèves immigrants et réfugiés (p. 4 à 8), cliquez ICI.

Pour des pistes pour l’enseignement par bloc d’apprentissage visant l’apprentissage de langue de scolarisation de manière concertée dans toutes les matières enseignées à l’élève en situation de grand retard scolaire, cliquez ICI.

F. Je lis la section Approches pédagogiques pour choisir les méthodes appropriées à l'élève qui a des besoins spécifiques en sciences et en français (langue de scolarisation).

2. Je regroupe les ressources qui pourraient être utiles pour répondre aux besoins des élèves réfugiés en situation de grand retard scolaire.
 

Ex. : J’identifie des jumeaux ou les tuteurs potentiels, je trouve un exemplaire supplémentaire des manuels scolaires pour que l’élève puisse en garder un à la maison, j’identifie les ressources déjà présentes dans l’école ou dans le conseil scolaire qui pourraient apporter le soutien nécessaire à l’élève, j’imprime des documents pertinents fournis dans le site Enseigner aux élèves réfugiés, etc.

3. Je prépare l’arrivée de l’élève dans la classe.
 

À noter que l’information sur le statut de réfugié est une information personnelle à ne révéler qu’avec l’assentiment de la personne concernée ou des parents.

Ex. : Je peux demander le soutien des élèves de la classe pour faciliter l’apprentissage du nouvel arrivant. Je parle des difficultés d’accès à des écoles dans des pays qui vivent des conflits armés… Je parle du pays d’origine l’élève immigrant. Je m’informe s’il y a des élèves de même origine dans la classe, etc.)

Évaluation diagnostique de l’élève

4. J’évalue les habiletés à l’oral et à l'écrit de l’élève dans la langue de scolarisation (le français).
 

Suggestion d’évaluation des connaissances générales de l’élève en sciences

À partir d’une liste de mots, faire une entrevue orale et écrite. Poser des questions à l’élève sur les thèmes couverts et lui demander  de développer le sujet. Par écrit, demander à l’élève de sélectionner cinq mots et de les définir, de décrire les concepts ou de les illustrer.

Pour accéder à liste de mots clés en sciences et mathématiques, cliquez ICI.

Pour des exemples d’échelles de niveaux de compétence en sciences, cliquez ICI (3e et 4années) et ICI (5e et 6e années).

Pour d’autres idées d’évaluation en sciences, cliquez ICI.

5.  Je crée le profil de l’élève et de ses besoins d’apprentissage.
 

A. Je fais le portrait des habiletés et des intérêts de l'élève.

Pour des grilles de préférences d’apprentissage présentées dans la section « Le point de vue de l’élève », cliquez ICI.

Pour un questionnaire à l’élève intitulé « Quel type d’apprenant scientifique suis-je? » (Outil 1, p. 16 du document PDF), cliquez ICI.

B. Je monte un dossier d’acquisition de connaissances de l’élève.

Le dossier suit l’observation et l’évaluation des connaissances et compétences de l’élève et comprend les renseignements essentiels suivants :

  • les données obtenues par le biais des observations et des évaluations
  • le niveau de rendement et de réalisation actuel
  • la détermination des forces et des catégories de besoins
  • des buts et des objectifs mesurables
  • des méthodes d’évaluation des progrès de l’élève
  • la détermination des services de soutien coordonnés (y compris les services relatifs à la santé), selon les besoins
  • les agencements ou les adaptations nécessaires en classe (par exemple, des changements aux approches pédagogiques, aux stratégies d’apprentissage, au matériel, aux ressources ou à l’équipement)
  • le compte rendu de fin d’année.

Source : Adapté du document Les normes en matière d’adaptation scolaire normes en adaptation scolaire prescrites par Alberta Education.

Pour un exemple de dossier d’apprentissage et d’évaluation en sciences au primaire, cliquez ICI.

6. Je détermine l’approche générale à adopter pour faciliter la mise à niveau de l’élève.
 

Des suggestions pour faciliter l’inclusion et la réussite scolaire de l’élève en situation de grand retard scolaire :

  • Classement (ou reclassement) approprié de l’élève
  • Étalement de l’année scolaire (sessions ou cours supplémentaires)
  • Enseignement par objectif (un résultat d’apprentissage à la fois)
  • Soutien visé pour l’apprentissage de concepts
  • Soutien linguistique
  • Approche différenciée
  • Tutorat
  • Jumelage avec un élève
  • Service d’interprétariat
  • Création d’une équipe-école
  • Etc.

Approche pédagogique et langagière

7.  Je choisis des approches pédagogiques en fonction des besoins spécifiques de l’élève.
 

Une « bonne » programmation doit rester rigoureuse et souple à la fois. Rigoureuse quant au choix des résultats d’apprentissage visés et souple, pour pouvoir s’adapter à l’actualité, aux habiletés ou aux intérêts des élèves.

Pour s’informer la programmation et les approches gagnantes qui favorise la réussite et l’inclusion de l’élève réfugié en situation de grand retard scolaire dans la classe ordinaire, cliquez sur les liens suivants : l’éducation inclusive, l’enseignement adapté et la différenciation pédagogique.

Pour appuyer l’élève en situation de grand retard scolaire en sciences, lui fournir :

  • le vocabulaire nécessaire à la compréhension des concepts clés.
  • des programmes, des menus ou des listes de tâches pour le guider au cours de ses devoirs ou de ses projets.
  • des listes de vérification pour l’aider à gérer les tâches ayant des étapes multiples ou afficher les exigences relatives aux activités quotidiennes.
  • des instructions sur le moment (juste avant d’aborder la tâche).
  • des façons d’utiliser divers formats (ex. : des diagrammes annotés, des affiches, des tableaux, des glossaires en images, des schémas à l’échelle).
  • des appuis et des échafaudages à l’intérieur de la structure d’un projet pour l’encourager à démontrer ses apprentissages à différents niveaux.
  • des modèles de communication et des exemples de projets terminés pour l’encourager à utiliser correctement différents modes pour communiquer ses apprentissages ou pour planifier des projets et des produits en tenant compte du résultat attendu.
  • des tableaux d’affichage ou autres espaces d’affichage pour valoriser le travail produit.

Pour d’autres idées, consulter le document d’Alberta Education, sur l’enseignement différencié en sciences, cliquez ICI.

Pour organiser une expo-sciences au primaire, cliquez ICI.

8. Je différencie la pédagogie à des moments propices pour l’acquisition de termes ou de concepts spécifiques en sciences.
 

Pour des stratégies d’adaptation de l’enseignement, cliquez ICI.

Pour une fiche d’adaptation permettant de cibler des points précis à améliorer chez l’élève, cliquez ICI.

Quatre critères doivent être retenus pour une approche différenciée des sciences :
  1. La nature des objectifs à atteindre
  2. Le degré de motivation des élèves
  3. La capacité des élèves
  4. Le style d'apprentissage des élèves.

Pour connaitre les éléments de progression du vocabulaire selon le niveau scolaire, cliquez ICI.

Pour des activités d’acquisition du vocabulaire, cliquez ICI.

Pour un tableau de progression des apprentissages en sciences et l’exploitation du vocabulaire (astronomie), cliquez ICI.

LE CARNET DE SCIENCES

Pour assurer l’apprentissage et la rétention de l’information, je recours aux carnets des sciences.

Les carnets de sciences permettent d’assurer la continuité des apprentissages et de suivre le parcours de l’élève. Les enseignants successifs peuvent avoir une vision détaillée des domaines travaillés, des niveaux de complexité atteints (compréhension et expression) et des savoirs établis en sciences. Les problèmes, les hypothèses, les protocoles, les savoirs construits et la méthodologie sont inscrits dans les cahiers personnels des élèves. L’élève lui-même, au fil des années, peut se remettre en mémoire les acquis antérieurs. Certains écrits personnels des élèves peuvent être insérés dans les cahiers sous leur forme initiale, ou bien synthétisés par l’enseignant. Ces cahiers de classe servent de référents lors de l’année en cours et les années suivantes.

Pour d’autres idées d’activités détaillées, s’inscrire sur le site de la Fondation La main à la pâte qui se voue à l’éducation à la science (ex. de thèmes abordés : ciel, terre, univers, eau, son, lumière, biologie humaine, technologie, etc.), cliquez ICI

Pour des exemples de carnet de sciences, cliquez sur les liens suivants.

9. J’intègre des activités et des stratégies d’apprentissage diversifiées.
 

A. Je renforce le vocabulaire relatif aux grands thèmes de sciences : la recherche et la résolution de problèmes, l’air, l’aérodynamique et le vol, l’astronomie, les preuves et la recherche ainsi que les arbres et la forêt.

Pour des idées d’activités en sciences, cliquez sur les liens suivants :

B. Je favorise les projets de recherche basés sur le vécu de l’élève, suivis d’une présentation orale (appui PowerPoint ou autres) :

Ex. 1 : L’élève découvre les différents types de papier qui peuvent être recyclés ainsi que le parcours du papier, depuis le bac de recyclage jusqu’à l’usine de transformation. Il explore différentes façons de réutiliser le papier et le carton (tel que pratiqué au Canada).

Ex. 2 : L’élève se renseigne sur ce que sont les phénomènes naturels et en présente oralement un à la classe. À partir de textes et de cartes géographiques, il répertorie les principaux phénomènes naturels qui ont causé des catastrophes en Alberta. Finalement, il compare certaines catastrophes naturelles survenues dans son pays d’accueil à celles survenues dans son pays d’origine.

Pour une idée de projet interdisciplinaire, cliquez ICI.

Pour un projet lié à une entreprise, une invention (« Si j’étais entrepreneur ou inventeur, quel produit voudrais-je créer? et pour répondre à quel besoin? », Guide et cahier de l’élève), cliquez ICI

Pour un exemple de projet d’expo-sciences, cliquez ICI.

ACTIVITÉS

Pour des ressources d’initiation à la science :

Pour des suggestions de projets de sciences, cliquez sur les liens suivants :

Pour d’autres idées de projets de sciences au primaire, cliquez ICI.

STRATÉGIES DE SOUTIEN

Pour une liste de mots clés en sciences et en mathématiques utile à l’élève, cliquez ICI.

Pour une liste de sites utiles à l’élève en sciences pour se familiariser avec le vocabulaire et les concepts (classés par thèmes : la terre et l’espace, l’univers vivant, univers matériel, technologie et inventions, etc.), cliquez ICI.

Pour des ressources diverses en sciences (documents et liens), cliquez ICI ou ICI.

10. Je renforce la langue maternelle de l’enfant (à l’aide d’un parent, d’un tuteur, d’une activité, etc.).
 

Suggestions pour renforcer la langue maternelle de l’élève en sciences

  • Inviter l’élève à se créer un lexique en sciences bilingue ou trilingue (ex. français, anglais et la langue maternelle de l’élève – s’il y a des équivalents).
  • Inviter un tuteur de même origine que l’élève à expliquer les concepts de base en sciences dans la langue maternelle de l’élève pour les premières semaines.
  • Inclure des prénoms et des noms de lieux des élèves immigrants dans les activités ou les exemples présentés.
  • Etc.

Approche inclusive

11. J’inclus l’élève dans le groupe.
 

A. Je choisis des pratiques pédagogiques qui favorisent l’inclusion.

Pour une planification par bloc d’apprentissage incluant le travail en dyade et en petit groupe, cliquez ICI.

Pour des réflexions sur le sujet et des activités à faire dans une classe multiculturelle, cliquez ICI.

Pour des pistes en vue de créer une culture d’éducation inclusive, cliquez ICI.

Pour des pistes en classe en vue de favoriser l’inclusion d’un élève ayant un statut de réfugié, cliquez ICI.

B. J’oriente l’élève ayant un vécu de réfugié vers la résilience.

Pour découvrir les caractéristiques de l’élève en situation de stress post-traumatique, cliquez ICI.

Pour des mesures de soutien socioaffectif en salle de classe, cliquez ICI.

Pour des diverses stratégies à utiliser selon l’état émotionnel de l’élève, cliquez ICI.

12. Je crée un partenariat avec les parents (foyer).
 

A. Je réfléchis à une approche facilitant la participation des parents.

Pour des idées d’encadrement, cliquez ICI.

Pour des idées visant la participation des parents à la réussite éducative de leur enfant (p. 19 à 34, suggestions variées et canevas (p. 35 à 95), grille et autre matériel à utiliser, cliquez ICI.

B. Je communique avec les parents ou tuteurs pour faire part du rendement scolaire de leur enfant (résultats de l’évaluation, profil de l’élève, plan d’action pour l’acquisition de la langue, activités et thèmes choisis, etc.).

Dans les communications aux parents, il est recommandé de/d’:
  • identifier les compétences l’élève qui seront observés/évaluées lors du prochain bulletin.
  • varier les modalités de communication des apprentissages (portfolio, agenda, bulletin, illustration de la progression, rencontre, message, etc.).
  • adapter les fréquences de communication aux parents selon les besoins de l’élève.
  • prévoir un bulletin scolaire qui indique clairement par rapport à quel niveau (ou cycle) se situe l’élève.

C. Je fournis des outils aux parents pour faciliter les apprentissages en sciences.

Pour un guide pour les parents présentant les tests de rendements en 6e année d’Alberta Education, cliquez ICI.

13. Je fais du jumelage.
 

Je jumèle un élève de la même classe, d’une autre classe, de niveau différent pour appuyer l’élève en situation de grand retard scolaire en sciences.

14. Je sensibilise le groupe au vécu de réfugié.
 

Par exemple, je me sers d’information sur les personnes réfugiées pour développer des activités en sciences (ex. reproduction d’un camp de réfugiés). Consulter la section La personne réfugiée pour des informations.

15. Je recours à des services d’appui pour m’aider dans ma tâche (équipe-école, interprète, bénévole, organisme de soutien, etc.)

Suivi de l’élève

16. J’évalue régulièrement les compétences et les acquis de l’élève en fonction de son profil.
  Créer des situations d’autoévaluation
  • Offrir des occasions fréquentes d’effectuer une évaluation continue et formative à l’aide d’échelles d’évaluation ou de compositions écrites d’autoréflexion.
  • Recourir à l’occasion à des stratégies simples d’évaluation, comme demander à l’élève de lever un certain nombre de doigts pour autoévaluer leur compréhension, ou utiliser les signes de pouce en l’air et de pouce en bas pour indiquer qu’ils sont en accord ou en désaccord.
  • Fournir régulièrement à l’élève des possibilités de participer à l’élaboration d’échelles d’évaluation, de critères et de rubriques et d’utiliser ceux-ci.
  • Utiliser des cartes à titre de réactions éclair pour que l’élève puisse s’autoévaluer et réfléchir à leur mise en application d’une habileté ou d’un processus tout au long du processus d’investigation en leur demandant par exemple de compléter l’énoncé : Aujourd’hui, j’ai appris...
  • Utiliser les observations accumulées pour aider à l’évaluation du processus dans son entier.

Pour d’autres idées d’évaluation en sciences, cliquez ICI.

Pour des grilles de progression des apprentissages en sciences, cliquez ICI.

Pour des grilles de compilation en sciences et technologie (de la 3e à la 6e année) :

17. Je fais des ajustements pédagogiques en fonction des besoins d’apprentissage de l’élève.

Dossier sommaire de l'élève

18. J’identifie les acquis de l’enfant qui le prépare à la maternelle et les habiletés non maitrisées.
 

J’identifie les acquis et les progrès de l’élève en sciences et les habiletés non maitrisées.

Pour des tests de rendement en 6e année rendus publics par Alberta Education, cliquez ci-dessous :

Pour un exemple de grille descriptive d’évaluation en sciences, cliquez ICI.

Pour un exemple de dossier d’évaluation à partir de résultats d’apprentissage, cliquez ICI.

19. Je discute avec les parents du portrait global de leur enfant.
  Pour un bilan cognitif de l’élève, cliquez ICI.
20. Je soumets un dossier détaillé aux intervenants scolaires concernés.