• image
  • image
  • image
  • image

Parcours migratoire

ParcoursMigratoire

Être réfugié implique souvent des pertes multiples et des traumatismes possibles. Voyons comment cela se vit lors des trois phases du parcours migratoire d’une personne réfugiée.

Les trois phases d'un parcours migratoire

PHASE 1 : Quitter le pays d’origine.

Les jeunes réfugiés ont pu :

  • être obligés de fuir leur domicile.
  • être séparés de leurs proches (incluant les parents).
  • avoir perdu des amis.
  • être exposés à la guerre ou aux combats.
  • être témoins de violence et de tortures.
  • être la cible de persécutions politiques (ex. : intimidation et menace envers la famille).
  • n’avoir aucun souvenir d’une période de stabilité.
  • avoir une scolarité interrompue.
  • vivre une insécurité générale.
  • être entourés d’adultes qui, jusqu’alors, avaient pu assurer un confort stable mais sont de moins en moins en mesure de le faire à cause des menaces pour leur survie. Augmentation de la détresse parentale.
  • avoir perdu le sentiment de sécurité, de familiarité et de confiance en soi et aux autres; vivre une perte de cohérence et de bienêtre, des changements subits dans les figures d’attachement et les relations interpersonnelles et développer un sentiment d’incapacité à changer quelque chose à sa situation – locus de contrôle.
  • être confrontés au fait que l’appui plus large apporté par la famille élargie, les voisins ou les aidants communautaires est souvent réduit à néant ou indisponible.
  • avoir perdu la capacité de faire face eux-mêmes à la situation.
  • présenter une vulnérabilité développementale face à expériences traumatisantes (par exemple, les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables aux traumatismes liés à la guerre, étant donné leurs cadres cognitifs limités).
  • réagir par le risque ou par la résilience face aux pertes ou traumatismes présentés ci-dessus selon l’âge, la culture, les compétences cognitives, les stratégies de prise en charge ou le soutien parental de l’élève.

Quitter-le-pays

PHASE 2 : Migrer vers le Canada.

Cette étape est souvent une période de stress supplémentaire causé par :

  • de longues périodes (des mois, des années…) en transition ou dans des camps.
  • la séparation involontaire d’avec la famille.
  • la séparation délibérée de la famille pour assurer la sécurité de l’enfant. Des passeurs peuvent être en charge d'un jeune afin de faciliter la détermination de son statut de réfugié ou parce que la famille ne peut payer que les frais de déplacement d’une personne.
  • la perte du sentiment d’appartenance (au point de vue matériel, émotionnel, social, culturel, etc.).

Migre-vers-le-Canada

PHASE 3 : S’ajuster à la vie au Canada.

À cette étape, les facteurs de stress peuvent devenir des « traumatismes secondaires », dépassant la capacité d’adaptation d’un individu. Les jeunes réfugiés peuvent vivre des difficultés au niveau familial, scolaire, social et personnel. Voir le schéma sur les « Défis liés au vécu d’une personne réfugiée ».


Ressources complémentaires

Visionnage de documentaires
Ressources littéraires et audiovisuelles